« La première faute » de Madeleine Meteyer

Me revoilà, avec ma dernière lecture en date : « La première faute » de Mathilde Meteyer. Ma dernière chronique est ici.

Résumé :

« Quand ils se rencontrent à l’université, ils ont la vingtaine. Valentine croit à la tradition, François au progrès, mais ils tombent amoureux. Les années passent et avec elles arrivent le premier emploi, le premier appartement, le premier enfant, le mariage.
Dix ans plus tard, François est devenu grand reporter, Valentine est éditorialiste.Ils ont trois enfants et tout de la famille idéale. Pourtant, quelque chose dissone. Peu à peu, sous le vernis des apparences, se révèlent les secrets et les fautes enfouis.
Roman puissant et troublant, La première faute restitue l’érosion d’un couple, des petites lâchetés aux grandes compromissions.
Il dissèque la famille et le mariage, explore la folie ordinaire et l’amour, qui consume autant qu’il sauve. »

Mon avis :

« La Première faute » est un roman d’amour, d’un amour bancal, d’un amour violent. C’est l’histoire d’un amour entre deux personnes que tout opposent, l’histoire de Valentine et François qui s’aiment, mais qui s’aiment mal. Valentine est énervante, pénible et perverse, François quant à lui est lâche. Madeleine Meteyer nous raconte leur histoire entre 3 actes : la rencontre sur les bancs de la fac, déjà teintée d’agressivité, puis la construction d’une famille teintée quant à elle de confrontation régulière et la descente aux enfers. L’originalité de ce roman repose sur un squelette résolument moderne : l’engagement politique, et c’est cet engagement politique qui va à la fois attirer et repousser nos personnages l’un vers l’autre ou l’un contre l’autre.

J’étais un peu perplexe en débutant le roman, j’ai lu quelques bluettes pendant les vacances de fin d’année pour me vider l’esprit, et j’avais un peu peur que ce soit du même acabit : une histoire d’amour basique avec des rebondissements basiques. Mais non, même si les premières pages nous plongent dans la rencontre aussi mignonne qu’elle soit entre Valentine la conservatrice et François le progressiste , on se rend compte assez rapidement que l’histoire de ces deux-là ne sera pas toute rose. J’ai été aspirée par l’histoire, me demandant parfois tout de même où l’auteure voulait nous emmener, mais malgré quelques longueurs, j’ai beaucoup aimé ce roman. Il ne nous laisse pas de marbre, on ressent forcément quelque chose face à ce couple qui se déchire, qui est systématiquement en opposition. J’imagine que vous ressentirez probablement autre chose, et c’est ce qui fait la force de ce roman : provoquer des sentiments diverses chez les lecteurs.

 

« La première faute », Madeleine Meteyer, Editions JC Lattès.

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2 Comments

  1. danslapeaudunefille

    Je note à l’ajouter dans ma PAL. De mon côté, je viens de finir Toutes les femmes de ma psy de Maximim Gourcy

    1. Aurélie

      Merci ! Je me le note aussi ! 🙂

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