Culture Lecture

Mes dernières lectures : gros coup de coeur et grosse déception

Je suis super contente, je retrouve le rythme de lecture que j’avais perdu depuis quelques années, j’en suis heureuse parce que j’ai pu lire, çà et là, que le confinement pouvait faire perdre le goût de la lecture, j’ai de la chance, depuis mon dernier article, ma PàL (pile à lire) virtuelle s’est réduite. avec un énorme coup de coeur et une grosse déception.

Kim Jiyoung née en 1982

Mon très gros coup de coeur : « Kim Jiyoung, née en 1982 » de Nam-Joo Cho

4ème de couverture : « Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d’un prénom commun – le plus donné en Corée du Sud en 1982, l’année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ? »

Mon avis : Bon ben comme je ne suis pas la reine du suspens vous savez déjà que j’ai eu un énorme coup de coeur pour ce roman. Il m’a retournée comme une crêpe. C’est d’une belle écriture sans fioriture que l’auteure nous dresse un portrait de la femme dans la Corée du Sud d’hier et d’aujourd’hui et de la difficulté de naitre femme dans ce pays. Pays qui a légalisé l’IVG pour raison médicale, comme si avoir une fille constituait une raison médicale, l’avortement des fœtus filles était pratiqué de façon massive (je vous conseille l’excellent documentaire d’Arte « Un monde sans femme »).

Je peux vous dire que j’ai été extrêmement surprise par le statut de la femme d’aujourd’hui, moi qui pensais que la Corée du Sud, un des pays les plus développés au monde, avait fait évoluer les droits des femmes en même temps qu’elle faisait évoluer le monde de la technologie, je me trompais.

Alors si vous voulez en savoir plus sur la condition féminine en Corée du Sud des années 50 à aujourd’hui, je vous conseille de le lire. Attention, vous risquez d’être sacrément surpris.e !

***

La disparition de S. Mailer - J Dicker

« La disparition de Stephanie Mailer » de Joël Dicker

4ème de couverture : « 30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque. Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses.
Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu’a-t-elle découvert ? Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ? »

Mon avis : Je n’avais pas d’attente particulière, c’est la toute première fois que je lisais du Joël Dicker. Sans être méga emballée parce que ce que j’ai lu, j’ai trouvé ça plaisant, ce n’est certes pas un polar qui nous embarque dans un suspens intenable, ce n’est pas un chef d’oeuvre littéraire mais un petit roman policier divertissant. Pour être honnête c’est typiquement le genre de roman que l’on peut lire au bord d’un piscine pendant les vacances, il n’est pas prise de tête. N’en attendez pas trop et vous ne serez pas déçu.e.s.

***

Deux soeurs - Foenkinos

« Deux soeurs » de David Foenkinos

4ème de couverture : « Mathilde, la trentaine, forme avec Etienne un couple heureux. Elle est professeure de français dans un lycée. Elle adore son métier et ses élèves – à qui elle communique sa passion pour Flaubert et en particulier pour L’éducation sentimentale. Lors de leur dernier voyage en Croatie, Etienne lui a proposé de l’épouser et de fonder une famille. Mais peu de temps après leur retour, Etienne change d’attitude. Il est distant, gêné. Pressé de questions, il avoue qu’il a revu son ancienne compagne, Iris, et que cette rencontre l’a bouleversé. Etienne a compris que sa vie devait s’accomplir avec elle. L’univers de Mathilde s’effondre. En proie à une douleur inouïe, elle s’aperçoit que toute sa vie tournait autour de l’homme qui l’a quittée. Malgré le soutien d’une voisine psychiatre ou du proviseur du lycée qui l’apprécie beaucoup (et sans doute un peu plus), elle sombre et finit par être mise à pied. Sa soeur Agathe la recueille dans le petit appartement qu’elle occupe avec son mari Frédéric et leur fille Lili. La relation entre les deux soeurs se redéfinit dans cette cohabitation de plus en plus éprouvante. De nouveaux liens se tissent peu à peu au sein de ce huis-clos familial où chacun peine de plus en plus à trouver l’équilibre. Il suffirait d’un rien pour que tout bascule… »

Mon avis : Jusqu’où peut-on aller pour trouver le bonheur. Bonne question, n’est-ce pas ! Lisez ce roman et vous allez découvrir que l’on peut aller très loin. Une rupture amoureuse qui fait mal, très mal et qui engendre le mal. Voilà à peu près ce que je peux vous dire de ce roman sans trop vous en dévoiler. Pas vraiment mon type de lecture habituel mais j’avais aimé « La Délicatesse », je me suis dite que lire un nouveau Foenkinos ne me ferait pas de mal, je n’ai pas eu tort, ce fut plaisant.

***

Bon là, je vous préviens, on tombe dans la partie « déception » de ce post. Les deux bouquins que j’ai vraiment détesté à lire, mais comme je n’aime pas fermer un livre sans l’avoir lu en entier, sait-on jamais, peut-être qu’il va se passer quelque chose ou que l’écriture va s’améliorer à la page suivante, je me suis forcée jusqu’au bout… Un jour j’y arriverai, un jour…

Nos rendez-vous - E. Abecassis

« Nos rendez-vous » de Eliette Abecassis

4ème de couverture : « Ce roman d’une passion d’amour contrariée est aussi le roman d’une époque.
Amélie et Vincent se rencontrent, adolescents, à la Sorbonne à la fin des années 80. Dès cette scène de première vue, chacun ressent un coup de foudre sans oser l’avouer à l’autre : aucun des deux ne se sent « à la hauteur », aucun ne fait le premier pas, aucun n’a la maturité de saisir son bonheur…
Ils se donnent rendez-vous, la jeune femme est en retard : à quelques minutes près, ce jour-là, ce n’était pas un simple rendez-vous qu’elle ratait, c’était sa vie ! »

Mon avis : Tout est dit sur la 4ème de couverture. Elle loupe un rendez-vous, elle rate sa vie, mais tu te dis qu’il va bien se passer des choses autres que celles que tu devines dès la 3ème page, non ? bah non, tout est téléphoné ! Et évidemment, l’auteure ne nous épargne pas les clichés des étudiants à la Sorbonne, gauchistes, qui habitent Saint Germain des Près. A vrai dire, j’en ai marre de ces romans de 160 pages qui n’ont aucun intérêt ni littéraire ni même divertissant. Vous pouvez passer votre chemin, à moins d’avoir besoin de papier pour allumer votre cheminée.

***

Purity - J Franzen

Ma très grosse déception : « Purity » de Jonathan Franzen

4ème de couverture : « Purity, alias « Pip », est étudiante à Oakland, en Californie. Elle qui a grandi sans connaître l’identité de son père, élevée par une mère qui ne dévoile rien de sa vie, elle se tourne naturellement vers le journalisme d’investigation. On la dirige alors vers l’Allemand Andreas Wolf, un lanceur d’alertes charismatique rappelant par bien des côtés Edward Snowden et Julian Assange. Depuis la base secrète de son ONG en Bolivie, Andreas se livre à des attaques ciblées sur internet. Tandis qu’ils se rapprochent dans une relation trouble, Andreas avoue à Pip son secret : il a tué un homme. »

Mon avis : Quelle déception, « Purity » fait partie de ces livres que l’on voulait absolument lire et qui se révèlent être une tannée à terminer. Vraiment, j’ai cru que jamais je n’arriverai à le finir. On se perd dans des dédales de descriptions inutiles, de zigzags existentiels, les personnages ne sont pas attachants, une héroïne qu’on va envie de secouer, bref… une calamité. J’ai été déçue parce que j’avais beaucoup aimé Freedom, et que j’attendais surement trop de « Purity ».

 

Bonne lecture et prenez soin de vous ! 

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire