Hello !

Dans le premier numéro de mon journal de confinement, je raconte que je ne suis pas effrayée, que je suis même presque heureuse de prendre le temps pour tout, que la seule inquiétude que j’ai concerne ma forme physique et mon poids. A vous l’écrire de nouveau maintenant, je me trouve d’un égoïsme incroyable. J’ai la chance d’avoir un job que je peux exercer de la maison, suffit d’avoir un ordi, un téléphone et une connexion internet pour pouvoir travailler. J’ai la chance de pouvoir prendre des pauses, de faire ma séance de yoga ou de me préparer un thé chaud. En gros, même si je ne peux pas sortir, j’ai la belle vie, je me protège, je prends soin de moi et de mon entourage.

Qu’en est-il des autres, ceux qui sont obligés d’aller travailler en dépit de leur santé et celles de leur entourage pour faire tourner l’économie de notre pays ? Qu’en est-il de ceux qu’on oblige à nous livrer un livre, bah oui, parce qu’autant profiter du confinement pour lire un bouquin ;  Ceux qu’on oblige à nous livrer des repas, on les protège comment ces travailleurs ? Bah on les protège pas, on les empêche de voir leur famille parce qu’il faut rester chez moi, mais, ils sont obligés de faire maintes aller-retours pour encanailler la classe supérieure.

Quarantaine Twitter

« La romantisation de la quarantaine est un privilège de classe »

(source : @perifericah sur Twitter)

Pour être honnête, égoïstement, je n’avais pas pensé à eux, je n’avais pensé qu’à moi quand on nous a dit qu’il allait falloir rester chez nous, ma première pensée a été pour ma pile de bouquins à lire : « mince, j’ai plus rien. Pas grave, je vais commander sur Amazon », sans évidemment penser à la chaine humaine que j’allais devoir solliciter pour mon petit plaisir de lectrice.

Je crois que c’est le moment de moins consommer.

Je voulais m’excuser pour ce premier journal de confinement égoïste et indécent.

Je vous reviens demain avec une recette et deux ou trois bricoles !

Bonne journée et prenez soin de vous !