« 1Q84 » de Haruki Murakami

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Vous allez surement vous dire en lisant cet article : « Bah dis donc la nana, elle n’est pas trop à la pointe de l’actualité littéraire en nous parlant d’une trilogie sortie il y a plus de 5 ans ».

C’est vrai, je vous l’accorde. J’ai mis beaucoup de temps à me remettre à lire du Murakami, je m’étais frottée il y a quelques années à « La Ballade de l’Impossible » mais il m’avait été très compliqué de le finir, j’avais alors placé Haruki Murakami dans la liste des auteurs à lire plus tard ou à abandonner parce que trop mon cerveau est trop hermétique. Et puis, l’année dernière, je passe chez mon libraire préféré avant de partir en vacances, et je vois que le livre 1 de « 1Q84 » me tend les bras, je décide donc de sortir l’auteur de ma blacklist « des auteurs trop difficiles » et d’emporter Aomamé et Tengo à Bali !

Je viens de finir le livre 3. Et j’ai le cœur brisé tant j’ai aimé cette trilogie. Moi qui pensais être hermétique à la littérature de Murakami, il m’a totalement absordée, j’aurais aimé que cette série ne s’arrête jamais, que l’on continue à suivre les aventures de ses personnages dans les deux mondes, celui de 1984 (hommage à Orwell) et celui de 1Q84 (pour la petite anecdote le « Q » se prononce « QUIOU » comme le chiffre « 9 » en japonais). Je suis tout de même à deux doigts de lancer une pétition pour qu’un livre 4 soit en écriture hein !

En dehors de l’écriture presque parfaite de Murakami qu’est ce qui m’a plu dans son oeuvre ? Je crois que j’ai aimé le côté résolument universel de l’histoire (les violences faites aux femmes, la solitude, le besoin de s’échapper, …) mais pour moi, c’est avant tout une sublime histoire d’amour, comment l’interconnexion entre deux personnes peut les faire avancer sans jamais renoncer, comment un souvenir s’inscrit si fortement dans notre mémoire qu’il nous est impossible de passer outre et que l’on va tout faire, quitte à se mettre en danger pour revivre cet instant.

J’y ai également retrouvé la patte du « réalisme magique » / « el realismo magico » de Gabriel Garcia Marquez dans Haruki Murakami, en tant qu’admiratrice absolue de l’oeuvre du maître colombien, je ne pouvais finalement qu’aimer le maître japonais !

Vous avez donc parfaitement compris que je vous conseille de lire « 1Q84 » si cela n’est pas encore fait ! Vous ne le regretterez pas !

Moralité : il est parfois bon de laisser un auteur ou un livre de côté un moment et d’y revenir plus tard.

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