« Pour le réconfort » de Vincent Macaigne.

Pour le reconfort affiche

Très Cher Vincent,

Je sors de la projection de ton premier film en tant que réalisateur. Je te connaissais en tant qu’acteur incroyable, en tant que metteur en scène lunaire, je te connais donc en tant que réalisateur extraordinaire.

« Pascal et Pauline reviennent sur les terres de leurs parents après des années de voyage, et se retrouvent dans l’impossibilité de payer les traites du domaine. Ils se confrontent à leurs amis d’enfance, qui eux, d’origine modeste, n’ont jamais quitté leur campagne. Et à Emmanuel surtout, qui veut racheter leur terrain au meilleur prix pour l’expansion de ses maisons de retraite. Entre les amitiés d’hier et les envies de demain, la guerre aura-t-elle lieu? »

Sur fond de lutte des classes, d’opposition, d’affrontement, Vincent Macaigne nous livre une bien belle critique de la France d’aujourd’hui, on pourrait tout à fait se croire en France, en octobre 2017, sous Macron. Au delà de ça, on y parle de filiation, de liens amicaux et amoureux, de rancoeur et surtout de l’importance de la verbalisation. Les rancoeurs d’hier nous créent une haine si viscérale qu’elle en devient le moteur destructeur d’aujourd’hui.

« Pour le réconfort » est d’une beauté glaçante, d’une beauté violente et d’une violence émotionnelle. Je suis restée scotchée jusqu’au dernier moment à mon siège, emportée par une sincérité qui crève l’écran et par des plans tous plus beaux les uns que les autres, la scène du plongeon à l’aube est d’une beauté…

Mention spéciale à la bande son qui est un liant exceptionnel à ce film enragé.

Seul bémol, que ce bijou soit si peu distribué.

« Pour le réconfort » de Vincent Macaigne, en salle le 25 octobre.

Laisser un commentaire