Bali - sac

Près de 17h d’avion plus tard, je suis enfin arrivée ! Il est près de 2h du matin, donc pas vraiment une heure pour commencer à faire la touriste, après la douche tant attendue, je me précipite sous les draps. Crevée. Mais je réalise tout d’un coup que je suis en vacances, seule, à l’autre bout du monde et une ou deux larmes s’échappent. Qu’à cela ne tienne, suis pas là pour vider mon stock de kleenex mais pour kiffer et j’ai bien l’intention d’en profiter.

J’ai laissé à Paris mon petit chagrin d’amour, les gens toxiques et la douleur des derniers mois. À nous deux, Bali.

Avant de partir, j’appréhendais vachement, je me posais mille questions : est-ce que je vais y arriver, est-ce que je ne vais savoir gérer l’éloignement, le dépaysement, la solitude, la sécurité, s’il m’arrive quelque chose, je suis loin, oulala, ça craint, une fille toute seule… bref toutes les questions que l’on peut se poser quand c’est la première fois que l’on part à l’inconnu.

Tout s’est déroulé comme sur des roulettes, même si j’ai bien conscience que parfois il y a des imprévus, j’ai eu de la chance : tout a été parfait, à quelques exceptions près, mais entièrement de ma faute, un des hôtels que j’avais réservé n’était pas exactement situé là où je le pointais moi sur une carte, mais je vous en reparlerai dans un autre poste.

Même si je suis un peu partie la fleur au fusil, j’ai acheté mon billet d’avion 15 jours seulement avant de partir, j’avais pris le temps de réserver mes hôtels afin de ne pas être trop en stress sur place, je n’avais pas spécialement préparé mon voyage, j’avais le Routard avec moi (que je n’ai pas vraiment apprécié), et comme j’avais en grande partie envie de me laisser aller aux envies du jour, je ne me suis pas soumise un agenda avec les choses obligatoires à voir, je me suis dite que si je ne les voyais pas cette fois, tant pis, j’y retournerai ! Malgré tout, je ne me suis jamais ennuyée une seconde, j’ai pris le temps de vivre le moment présent, ce qui me fait cruellement défaut à Paris je dois bien l’avouer, j’ai fait d’immenses balades, j’ai profité un maximum des endroits que je visitais et surtout je n’ai pensé qu’à moi : avoir tout son temps pour se reluquer le nombril ! Et ça, qu’est ce que ça fait du bien !

Partir seule m’a permis de faire un point sur moi, de réfléchir à mes envies futures, de me réveiller le matin et de me dire que j’avais une chance inouïe d’être là, de pouvoir faire ce que je voulais quand je le souhaitais, que je n’avais aucun compte à rendre à personne (hormis à mon banquier, coucou au passage) et cela m’a permis également de me rendre compte que je pouvais le faire : j’ai été capable de partir toute seule. C’est con mais même si je suis un peu sauvage au naturel, partir en solo aussi loin n’était jamais allé de soi auparavant, je ne me sentais pas taillée pour cette aventure ! Je dois dire aussi que j’en ressors plus forte, avant de partir mon estime de moi était un peu au ras des pâquerettes, à mon retour, je suis super fière de moi, hyper contente d’avoir su tout gérer et d’en avoir profité un maximum. D’ailleurs, en attendant mon sac à Orly, vendredi, un mini larme de fierté a coulé sur ma joue, une grosse larme de joie !

Maintenant que j’ai franchi le pas, je n’ai envie que d’une seule chose : RECOMMENCER.

Bali - sac