Humeurs

L’amour inconditionnel instantané

J’appréhendais vachement. Quand mon frère m’a appelée pour me dire que sa nana et lui attendaient un enfant, j’ai eu deux réactions : beaucoup de joie mais aussi un peu d’angoisse. Joie, parce qu’un petit être allait venir embellir nos journées mais aussi parce que j’allais obtenir un statut différent : je devenais tata. C’est un moment très étrange que de se dire qu’on va devenir tata, que je vais avoir le droit d’être là pour un enfant qui n’est pas le mien, que je vais pouvoir lui offrir tout ce que je veux et surtout que je vais l’aimer de tout mon coeur sans qu’il soit le mien. Angoisse aussi, parce qu’il ne faut surtout pas décevoir ce bébé.

Avant la naissance de cette magnifique petite fille, tu te demandes comment elle va être, à qui elle va ressembler, si tout va bien se passer (parce que oui, forcément tu y penses), et tu te mets à faire des projets. Et surtout, tu mets les pieds là où jamais tu n’étais allée, en tout cas, moi, rarement : dans les rayons bébé ou dans les boutiques de fringues pour bébé et tu éclates ton PEL : « oh et puis, tiens, je vais lui prendre cette chemise en jean en 1 an ; oh et c’est baby Jordan, elle va être au taquet quand elle marchera, etc… » tout ça alors qu’elle est encore dans le ventre de sa mère et que nous la rencontrons au rythme des échographies et des rendez-vous chez l’obstétricien.

Puis, le jour-j est arrivé. Ton meilleur ami, ce jour-là, c’est ton téléphone… et un peu beaucoup le stress. Jusqu’au sms (vive le monde moderne) qui annonce l’arrivée de ce petit bijou. Elle est là.

Valise bouclée. En route. La rencontre. Et comme on n’a jamais deux fois l’occasion de faire une bonne impression, c’est sur son 31 qu’on arrive à la maternité. Et on la rencontre, et c’est l’amour inconditionnel instantané. Je suis tata. Mon petit frère chéri est papa. Putain, PAPA, quoi. (2 mois après, j’ai encore les larmes qui montent, c’est vous dire à quel point, les émotions sont intenses).

L’idée que je ne rencontrerais jamais ma nièce m’a souvent traversée l’esprit cette année, que je ne serais plus là pour la voir, la serrer fort contre mon coeur et lui donner un biberon.

Mais je suis là, et elle le sait. Tous les jours, on se parle elle et moi via Facetime. Le moment où elle entend ma voix, et que je vois une expression se dessiner sur son visage (pas toujours un sourire, parce qu’elle a son petit caractère la coquine et que parfois, c’est pas trop le bon moment pour tchatcher avec tata), est juste un moment enchanteur, le plus beau de tous les moments.

Emma 16 OCt 2015

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3 commentaires

  1. J’attends justement en ce moment même un message de ma belle-sœur m’annonçant que je suis tata d’une petite poupée !!
    Hâte de la rencontrer ce soir 😉
    Très bel article que tu nous partages !
    Bon we !

  2. J’ai connu ça il y a presque 13 ans quand mon 1er neveu et mon filleul désormais est né!!!!

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